Le Nargilé

Narghilé

D'origine orientale le narghilé (nargile) est une pipe à eau fait partie des traditions turques depuis le 17e S. C'est une pipe à long tuyau flexible dont la fumée passe par un flacon rempli d'eau parfumée, avant d'arriver dans la bouche.

Constitution du narghilé :

Corps (Gövde )
C'est un flacon dans lequel se trouve l'eau qui nettoie les particules nocives provenant de la combustion du tabac et absorbe la nicotine. On peut y mettre des fruits pour la décoration. Il est en général en verre ; mais il en existe également en porcelaine, argent ou cristal ornés d'or, argent, corail.


Foyer (Lüle)
Une boule de tabac particulier (tömbeki) est posée sur le foyer percé qu'un couvercle conique protège du vent. Le tömbeki est un tabac très fort avec un taux élevé de nicotine.


Tuyau (Marpuç)
C'est un long tuyau relié à la pipe fait en peau (ou en papier maché).


Pipe (Ağızlık)
Elle se trouve au bout du tuyau et permet de filtrer la fumée.
La fumée du narghilé ne s'aspire pas comme celle d'une cigarette ; le narghilé se fume doucement.


Pour le non-fumeur, le narghilé est un objet décoratif qui s'offre souvent en souvenir ou cadeau à la famille ou aux amis. Le fumeur lui prendra plaisir à humer cette fumée plus douce et fraîche que celle des cigarettes et légèrement moins intoxicante. La nouvelle mode est aux tabacs parfumés comme la fraise, pomme ou cappuccino.

# Posté le mardi 21 août 2007 08:35

Modifié le mardi 21 août 2007 09:14

Ankara

Ankara
Comment trouvez vous la vue ??..

# Posté le mardi 21 août 2007 08:28

Abdullah Gul

Abdullah Gul
Abdullah Gül

Président de la Turquie, Abdullah Gül est né en 1950 à Kayseri (Anatolie). Après des études d'économie aux universités d'Istanbul, de Londres et d'Exeter, il enseigne à l'Université turque de Sakarya, puis travaille comme économiste à la Banque islamique de développement à Djeddah (Arabie séoudite). Il revient au pays et fait sa carrière politique dans la mouvance islamique. Entré au Parti de la prospérité de Necmettin Erbakan, il est élu député puis nommé ministre d'Etat responsable de Chypre et des Républiques turcophones d'Asie centrale. Il passe au Parti du bonheur, qui succède au Parti de la prospérité, et il s'en sépare pour entrer au Parti de la justice et du développement (AKP), plus réformiste. Devenu le second de Recep Tayyip Erdogan à la tête du Parti, il succède à Bülent Ecevit comme Premier ministre en 2002, lorsque l'AKP gagne les législatives (un obstacle légal a empêché Erdogan d'assumer cette fonction). En 2003, il démissionne pour céder la place à Tayyip Erdogan, qui le nomme vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de son gouvernement. Il a été membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. En 2007, il est élu président de la Turquie, succédant à Ahmed Necdet Sezer.

# Posté le mardi 21 août 2007 08:26

Modifié le mercredi 23 avril 2008 13:36

L'empire Ottoman

L'empire Ottoman
L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord.

L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des Kayı, l'une des 22 ou 24 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au XIe siècle. Sous le règne d'Osman Ier (qui donnera Othman, puis Ottoman en français, ainsi que le nom turc Osmanlı donné à sa dynastie), pendant que l'Empire seldjoukide se décompose, cette tribu va commencer son extension.

En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Bilecik et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieures autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des peuplades turques voisines.

Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de Kosovo Polje en Serbie (ou bataille du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin. L'Empire établit ensuite progressivement sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen. Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au XVe siècle du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au XVIe siècle, c'est-à-dire successeur de Muhammad et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger par exemple ne reconnaissent que formellement son pouvoir. D'autres, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, sont autonomes depuis le XVe siècle - XVIe siècle, payant juste un tribut.

L'Empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au XIVe siècle par le sultan Orhan.

L'Empire connaît son apogée au XVIe siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain, marquant d'ailleurs une limite dans l'avancée de l'Empire en Europe. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire.

L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

L'Empire décline lentement à partir du XVIIIe siècle, ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (après avoir perçu une importante rançon des assiégés) est souvent pris comme origine de ce changement.

En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte).

Au XIXe siècle, l'Empire se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée.

Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se situe sa capitale. La défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes Turcs au pouvoir. La Première Guerre mondiale achève son démembrement, les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous protectorat britannique et français (voir accord Sykes-Picot), le Caucase est perdu.

Le maréchal Mustafa Kemal Atatürk abolit l'Empire ottoman en 1922 et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne ou la République de Turquie, Etat successeur de l'Empire ottoman.
En 1924, il mit fin au califat, dernière trace des institutions impériales.

# Posté le mardi 21 août 2007 08:25

TURKIYE

TURKIYE
Créée à la suite du démembrement de l'ancien Empire ottoman de 1918 à 1923, la République de Turquie est un pays situé en majeure partie en Asie (Anatolie), avec 4% du territoire en Europe (Thrace). C'est une république parlementaire dont la langue officielle est le turc.





Quelques indicateurs statistiques (tirés de l'état du monde 2004, Paris, La Découverte, 2003)
• croissance démographique annuelle (2000-2005) : 1,4 %
• indice synthétique de fécondité : 2,43 enfants par femme
• mortalité infantile : 39,5 pour mille
• espérance de vie : 70,5 ans
• nombre de médecins pour mille habitants : 1,30


La Turquie fait partie de l'OTAN depuis le 18 février 1952. Elle abrite une base américaine à İncirlik. Après les premières victoire de l'armée arménienne sur l'armée azerie, le président turc Süleyman Demirel décrète en 1993 un embargo contre l'Arménie. C'est d'après le gouvernement turc un acte de solidarité avec les Azeris et son président Əbülfəz Elçibəy qui était encore sous le feu arménien. La frontière est encore aujourd'hui entièrement hermétique, la Turquie n'a toujours pas levé son embargo.

Elle est un des rares États à majorité musulmane à avoir de bonnes relations avec Israël. La Turquie fut le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l'État d'Israël dès 1949. La Turquie ravitaille Israël en eau. Les deux Etats ont ainsi signé un accord portant sur 50 millions de m³ d'eau douce par an pendant vingt ans, pour une valeur d'environ un milliard d'euros. Une coopération militaire très étroite se développe entre Israël et la Turquie depuis 1996, avec plusieurs accords sur la défense et l'échange de haute technologie. Les deux États entreprennent également des man½uvres militaires conjointes, épaulées par les Etats-Unis.

La Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre, mais est le seul État à reconnaître la République turque de Chypre du Nord créée après l'intervention en 1974 par l'armée turque. Des tensions apparaissent sporadiquement avec la Grèce au sujet de la mer Égée. La Turquie est actuellement candidate à l'adhésion à l'Union européenne, les négociations ont commencé en octobre 2005. Les conditions à remplir pour son adhésion les plus souvent évoquées sont :

• l'indépendance du pouvoir civil face à l'armée
• la reconnaissance de la République Chypriote Grec
• l'application des normes de protection des minorités, en particulier les minorités kurde et alévie

# Posté le mardi 21 août 2007 08:22